Hearing au parlement fédéral : La Belgique face à la crise alimentaire mondiale

Hearing au parlement fédéral : La Belgique face à la crise alimentaire mondiale

On reparle de crise alimentaire mondiale et de flambée des prix agricoles. Flambée pour les consommateurs pauvres ? sûrement ! Mais ces hausses de prix peuvent-elle être une chance pour les paysans ? Est-ce que les solutions proposées actuellement permettront de sortir d’une crise alimentaire ?

Pour Olivier De Schutter rien n’est moins sûr : " Les mesures préconisées (par la BM et le G20) peuvent certes atténuer les effets des flambées de prix, mais elles sont totalement insuffisantes pour éviter une répétition continue des chocs. "

Hier la Tunisie, l’Algérie, aujourd’hui l’Egypte, la Jordanie ou encore le Yémen occupent le devant de l’actualité à la suite de révoltes populaires. Ces révoltes sont en lien avec la crise alimentaire mondiale qui sévit depuis 2007-2008 et se poursuit depuis. Ce n’est pas le fruit du hasard. La Tunisie est aujourd’hui dépendante à 85% des importations pour sa consommation de blé et l’agriculture locale est déstructurée. L’Algérie est dépendante à 75% des importations pour sa consommation de céréales et le Yémen à 100% pour le riz.

Mais il n’y a pas que le Sud de la méditerranée qui soit touché, rien qu’en 2010, une trentaine de pays ont été la proie d’émeutes de la faim réprimées très violemment. Le changement climatique est de plus en plus mis en cause dans les catastrophes qui ont frappé la Russie, l’Australie et les pays sahéliens. Enfin la spéculation sur les produits agricoles et alimentaires ne cesse de se renforcer et se nourri de la volatilité des prix internationaux qui peut pourtant être combattue par des outils de régulation.

De nombreuses initiatives visent à soutenir l’agriculture et limiter les effets de la crise alimentaire Mais toutes ces initiatives ne se valent pas et il est important de voir quelles sont celles qui s’attaquent le plus aux racines de la crise actuelle tout en contribuant à relever les défis liés à l’agriculture.

Ce hearing doit mettre en évidence le rôle que la Belgique peut jouer vis-à-vis des pays partenaires mais aussi au sein de l’Union Européenne. Il s’agit de dépasser les acquis de la politique belge (Fond belge de sécurité alimentaire, 15% de l’aide publique destinée à l’agriculture) en prenant des décisions qui sont à la hauteur des enjeux d’une crise alimentaire mondiale qui se renforce et qui se prolongera si rien n’est entrepris.

Programme 10H00 : Ouverture Patrick Moriau et François-Xavier de Donnea

10h10 : Les causes des crises alimentaires et les moyens d’y remédier. Olivier De Schutter, Rapporteur spéciale des Nations Unies pour le droit à l’alimentation.

10h30 : Sortir de la dépendance alimentaire avec les paysans et leurs organisations. Salif Foulani Sissoko, Coordinateur National du CNOP (Mali).

10h50 : Pas de sécurité alimentaire sans renforcer la place des femmes et les liens ville campagne. Fatou N’Doye, Coordinatrice Enda Graf (Sénégal).

11h10 : Les différentes mesures possibles pour gérer la volatilité des prix agricole afin d’assurer la sécurité alimentaire. Françoise Gérard, Chercheuse CIRAD (France). 11h30 : Débat

12h30 : Clôture et conclusion

Article dans De wereldmorgen


Invitation (PDF - 135.6 ko)


Uitnodiging (PDF - 135.5 ko)


Présentation de Françoise Gérard (CIRAD) (PowerPoint - 363.5 ko)


Encart dans le journal Metro (en Fr et NL) (JPG - 629.7 ko)


Présentation Salif Sossoko (CNOP) (PDF - 255.7 ko)


Présentation de Fatou N’Doye (Enda Graf) (PowerPoint - 1.9 Mo)


Liste des participants (Word - 32.5 ko)

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